…une première résolution, j’ai décidé, c’est officiel : 

Cette loi risque d’être difficile à controlerr:
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Interdiction de fumer: ce que dit la loi
A partir du 1er janvier (en théorie), du 2 janvier (en pratique), l’interdiction de fumer s’applique à tous les lieux publics fermés. Que risque-t-on et où: la loi en clair.
C.B. et M.P.
LIBERATION.FR : vendredi 28 décembre 2007
Qu’est-ce qui est interdit?
Tout ce qui se fume: cigarette, pipe, narguilé… et même les cigarettes sans nicotine et sans tabac (NTB). En clair, vous ne pouvez plus fumer les cigarettes à la menthe ou à l’eucalyptus vendues en pharmacie, dans la mesure où elles dégagent du monoxyde de carbone.
Où?
L’interdiction s’applique aux cafés et bars, aux débits de tabac, casinos, discothèques, hôtels, restaurants, et aux salons de narguilé. Pour les terrasses de café, tout dépend de la terrasse en question: si elle a au moins une façade ouverte ou qu’elle n’est pas couverte, autrement dit si l’air circule naturellement, on peut fumer.Il est aussi permis de fumer dans les chambres d’hôtel, sauf avis contraire du gérant. Les fumeurs pourront enfin toujours en griller une sur les quais de gare, les files d’attente de cinéma… et tous les lieux découverts. Faut-il vraiment éteindre sa cigarette lundi à minuit? En théorie oui, mais en pratique vous pouvez réveillonner tranquille. La ministre de la santé Roselyne Bachelot avait commencé par être intraitable – «si vous rentrez de votre réveillon et que vous voulez prendre un petit noir au bistrot en bas de chez vous, s’il est ouvert, vous n’aurez pas le droit de fumer dans cet établissement» – avant d’annoncer jeudi une «tolérance» pour la nuit du réveillon et le jour de l’an.La police, à en croire les syndicats, aura d’ailleurs d’autres chats à fouetter une nuit de réveillon. Aucune chance donc de les voir verbaliser aux douze coups de minuit. Qui risque quoi? Toute personne qui fume dans un lieu soumis à interdiction risque une amende forfaitaire de 68 euros (contravention classe 3). A payer tout de suite ou sous 45 jours. Passé ce délai, l’amende est majorée à 180 euros.Mais le fumeur n’est pas le seul à être sanctionné. Le responsable des lieux est aussi passible d’une amende de 135 euros (classe 4) si la signalisation prévue n’est pas visible ou si le local réservé aux fumeurs n’est pas en conformité. Par ailleurs, le propriétaire peut faire l’objet de poursuites devant le juge de proximité s’il «incite» ses clients à fumer, en mettant par exemple à leur disposition des cendriers. Qui contrôle? Les officiers et auxiliaires de police judiciaire, mais aussi les inspecteurs et contrôleurs du travail, les agents du ministère de la Santé et assimilés : médecins inspecteurs de santé publique, ingénieurs du génie sanitaire, inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, ingénieurs d’études sanitaires, techniciens sanitaires, ingénieurs et techniciens territoriaux, inspecteurs de salubrité de la ville de Paris et inspecteurs de salubrité de la préfecture de police. A Alliance, le syndicat majoritaire de la police nationale, on considère le problème des contrôles comme «mineur». «Nous n’avons eu aucune consigne particulière. Il y aura plutôt une période de tolérance au départ, avec des avertissements», assure Jean-Yves Bugelli, secrétaire général adjoint. Pas de «tournée des bars» avec des «brigades anti-tabac» en perspective, les forces de l’ordre ayant «d’autres choses plus prioritaires à régler»: «Les interventions se feront sur réquisition.» Mais en cas de contravention, ce sera pour tout le monde : le fumeur (68 euros) et le gérant (135 euros).Même son de cloche au syndicat Synergie Officiers, où l’on dit ne préparer «aucun plan de guerre» ni recevoir de recommandations pour faire monter la pression sur les contrevenants en janvier. «Pour qu’on en arrive à la contravention, il faudra vraiment avoir épuisé tous les autres moyens avant, à commencer par la discussion avec le responsable de l’établissement», souligne Christophe Gesset, conseiller technique, qui veut croire que «le civisme l’emportera». Pour plus d’informations: tabac.gouv.fr ou 0 825 309 310 (0,15 euros la minute). Et cliquez ici pour lire le décret en intégralité. http://www.liberation.fr/actualite/societe/300719.FR.php
© Libération
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| Ludovic Hubler, 30 ans, fait du stop, le 28 décembre 2007 à Strasbourg |

STRASBOURG (AFP) — Ludovic Hubler, 30 ans, vient d’achever à Strasbourg un tour du monde en stop entamé il y a cinq ans et qui l’a conduit à lever son pouce sur 170.000 kilomètres de routes mais aussi d’océans.”Il s’agissait de réaliser un rêve d’enfant mais surtout de mieux connaître et appréhender le monde”, a expliqué à l’AFP ce globe-trotter pétri d’humanisme.
Son voyage a été peuplé de rencontres avec des organisations humanitaires ou écologistes et il a donné des conférences dans de nombreuses écoles, s’attardant même un an en Amérique du Nord et plusieurs mois en Australie.”Parrain” de plusieurs enfants gravement malades de l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre, il a partagé virtuellement avec eux son aventure.Il a régulièrement envoyé des photos et des mails, conversant par une messagerie en ligne instantanée avec ses protégés.
“Les médecins et animateurs étaient ravis, car chaque étape devenait une occasion de servir aux enfants une spécialité du pays, de dessiner des pingouins ou encore d’évoquer la vie des Incas”, se réjouit-il aujourd’hui.
Durant son voyage au long cours, ce diplômé d’une école de commerce estime avoir attendu 20.000 heures au bord des routes de 59 pays. Il a ainsi “poireauté 28 heures” dans une station-service au Brésil. Il a eu une meilleure pioche dans ce pays à Florianopolis où une automobile l’a emmené sur 1.700 km jusqu’à Buenos Aires, la capitale argentine.
Quelque 20.000 automobilistes, accostés le plus souvent dans les stations-services, lui ont refusé un place contre 2.000 avec lesquels il a pu partager un bout de chemin “toujours enrichissant”. Seul réels incidents, au Costa Rica un automobiliste lui a mis un pistolet sous le nez, se croyant agressé, et aux Etats-Unis un chauffeur s’est montré “réellement entreprenant”.Faire le tour du monde supposait aussi de traverser les mers en bateau-stop, “du brise-glace en Antarctique au voilier dans l’Atlantique”.
Des étapes de plusieurs semaines à briquer les ponts, souvent après un mois de galère pour trouver un capitaine compréhensif, se souvient le jeune homme à l’allure carrée.Son press-book, regorgeant d’articles de presse et le montrant photographié aux côtés du dalaï-lama ou d’un anonyme policer afghan aura été un compagnon utile. “Je le présentais en expliquant que je suis français et que je fais le tour du monde et souvent c’était décisif”, explique-t-il.Son budget a été de l’ordre de 7,5 euros par jour (alimentation, visites de musée …).
L’hébergement aurait pu être un poste onéreux pour l’auto-stoppeur mais il a souvent dormi à la belle étoile où en proposant ses services. “J’ai lavé chaque jour la piscine d’un hôtel en Floride, j’ai fait la vaisselle en Nouvelle-Zélande et j’ai été pendant six semaines homme de ménage à Darwin en Australie avant de pouvoir trouver un bateau pour l’Indonésie”, se souvient-il.Ludovic Hubler vante aussi deux sites internet (www.couchsurfing.com et www.hospitalityclub.org), “formidables réseaux de centaines de milliers de personnes cherchant à accueillir et à s’entre-aider”.
Il rejoindra pour le Nouvel An ses amis dans les Alpes d’où il s’était élancé le 1er janvier 2003 pour cette longue aventure qu’il veut désormais relater dans un livre intitulé “Stop ou encore”.