Entre Nous

14 septembre, 2008

Le facteur Cheval

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Le Palais idéal du facteur Cheval

C’est dans le département que la Drôme, près de Hauterives, qu’est né Joseph Ferdinand Cheval, en 1836. En 1867, il est nommé facteur aux postes à Hauterives. Chaque jour, plongé dans ses rêveries, il effectue sa tournée journalière de 33 kilomètres. Petit à petit, il récupère pierres et cailloux sur le chemin et entreprend de bâtir un palais qui répondrait à tous ses rêves. Travaillant le soir et la nuit après son travail, il a passé 33 ans de sa vie à réaliser cette œuvre : le Palais idéal. Dénigré par la population locale mais félicité par de grands artistes internationaux comme Pablo Picasso, Joseph Ferdinand Cheval a inspiré énormément d’artistes contemporains de tous les milieux comme Doisneau pour la photographie, ou Peter Weiss en littérature. Le Facteur Cheval est mort en 1924. Il est enterré au cimetière d’Hauterives, dans une sépulture qu’il a confectionné lui-même, le Tombeau du silence et du repos sans fin..  

Il y a 140 ans, en 1867, Ferdinand Cheval occupait son premier emploi de facteur rural à Anneyron dans la Drôme, avant d’être nommé 2 ans plus tard à Hauterives. Par tous les temps, il effectuait un parcours difficile de 32 km, en osmose avec la nature : « que faire en marchant perpétuellement dans le même décor, à moins que l’on ne songe ? Pour distraire mes pensées, je construisais en rêve un palais féerique ». 

C’est au cours d’une de ses longues tournées que le rêve du piéton de Hauterives prit forme en 1879 : « Je marchais vite lorsque mon pied accrocha quelque chose qui m’envoya rouler quelques mètres plus loin. Je fus très surpris de voir que j’avais fait sortir de terre une pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu’elle n’était pas seule » 

 

Ce fut le début d’une extraordinaire aventure qui dura 33 ans, de 1879 à 1912. Seul, à l’aide de sa brouette « sa fidèle compagne de peine », il transporta des milliers de cailloux dans son jardin potager.

Les pierres, les coquillages devinrent fontaine source de vie, grottes, temples orientaux, crèche merveilleuse, géants, château, mosquée… Des végétaux s’épanouirent, de nombreux animaux et oiseaux y trouvèrent refuge. Des inscriptions aussi, comme celles-ci : « Tout ce que tu vois, passant, est l’œuvre d’un paysan. 

D’un songe, j’ai sorti la Reine du monde ». Un monument inclassable de 26 m de long, entre 8 et 10 m de haut et 14 m de large, surgit peu à peu « où les fées de l’Orient viennent fraterniser avec l’Occident »

 

  • Le site officiel du palais idéal
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