La solidarité entre les proches parents semble avoir survécu au bouleversement des structures familiales. Mais les aides varient en fonction de l’âge, et du niveau de vie.
Une enquête sur la solidarité réalisée par l’Institut national de la statistique et des recherches économiques (INSEE) entre octobre 1996 et 1997, révèle que trois personnes sur quatre affirment apporter leur aide, morale ou matérielle, à un membre de la famille ne vivant pas avec elle.
La solidarité existe donc bel et bien, mais elle concerne principalement la famille restreinte. Ainsi, l’entraide parents/enfants est importante et plutôt équitable: 2/3 des parents et des enfants se secourent réciproquement.
L’aide existe aussi entre frères et sœurs (47%) mais diminue franchement pour les cousins (12%). On aide donc plus facilement les personnes avec lesquelles on a vécu.
La solidarité familiale varie ensuite avec l’âge. Ainsi, on vient beaucoup en aide à sa proche parenté à 30 ans comme à 60 ans, de préférence lorsque l’on est marié, voire divorcé, plus encore que célibataire ou veuf. Passé les 80 ans, la capacité à aider diminue en même temps que la condition physique, et se borne à une aide financière ou à un soutien moral.
Plus une famille est riche, plus son aide à la parenté est variée et importante (prêt d’une voiture, don d’argent). Mais les ménages aisés ne prêtent pas plus fréquemment que les ménages modestes. Seulle montant du prêt change. Certaines aides, telles que le soutien scolaire et les démarches administratives, sont par ailleurs plus souvent dispensées par les cadres et les professions intellectuelles.
Trois femmes sur quatre
Enfin, les femmes, qu’elles travaillent ou non, rendent un peu plus de services à leur famille que les hommes. Trois femmes sur quatre ont ainsi soutenu, moralement ou activement, un membre de leur entourage. Plus généreuses, elles le sont aussi lorsqu’il s’agit d’ouvrir leur porte-monnaie. Sinon, la répartition des tâches ne varie guère … Les femmes, mêmes si les cadres sont un peu plus réticentes, s’occupent du ménage, de la cuisine, des lessives et du soutien scolaire, tandis que les hommes prêtent leur voiture, aident au jardinage, au bricolage et à l’aménagement d’un appartement.
En somme, l’éclatement des familles et leur recomposition n’affecte pas le sens de la famille. On peut aimer et aider autant son demi-frère ou le compagnon de sa mère que son propre fils.
Questions
1 Que révéle l’enquête concernant
a trois-quart des Français?
b deux-tiers des parents/enfants?
c 47% des frères et soeurs?
d 12% des cousins
2 Quelle est la conclusion de ces données concernant les rapport entre
a la proximité/ solidarité ?
b âge/solidarité?
c richesse/solidarité?3 Que révéle l’enquête sur le role des femmes dans la solidarité?
4 Comment les hommes montrent-ils leur solidarité?
5 Quelle est la conclusion de l’enquête au sujet des familles recomposées?













