Langue inutile?

Le français, langue inutile pour les Américains?

Pourquoi apprendre la langue d’un petit pays européen en déclin se demande un éditorialiste tandis qu’une université américaine réduit les crédits de son département de français.

Un éditorialiste qui se déchaîne, des diplomates qui interviennent, des forums à venir: l’annonce de la réduction prochaine du département de langues étrangères et notamment de français d’une université publique américaine suscite des remous chez les linguistes.

«Parmi 6.000 langues existantes, pourquoi serait-il si important d’apprendre celle qui est parlée dans un petit pays européen à l’influence en déclin constant?»: la phrase qui jette de l’huile sur le feu est signée d’un éminent éditorialiste, licencié es lettres françaises, John McWhorter . Lire la suite

On se tutoie? (deuxième partie)

Une fois la première partie complétée, si vous n’avez pas un poil à la main, essayez cette émission proposée par un excellent site, tout nouveau mais plein de promesses;France-Bienvenue
Une version audio, la transcription et des commentaires suivent la vidéo.

On se tutoie ou on se vouvoie ?

On se dit tu ou on se dit vous ? A part quand on est tout petit et qu’on tutoie tout le monde, c’est un peu plus compliqué quand on grandit. Il faut tenir compte de l’âge de la personne, des relations qu’on a avec elle, de la situation…
Ecoute… Pardon ! Ecoutez ce que Luc, Marion, Bruno et Julie en pensent !

Pour la version audio, c’est ici :



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On se tutoie? (première partie)

Une question qui revient souvent : quand utiliser le vous ou le tu?

La règle générale est :

When in doubt, use the vous form and wait for this suggestion to be made by the person you are speaking with: On se tutoie?

Savoir quand tutoyer est délicat: c’est à la fois culturel, personnel et social.

On vouvoie toujours quelqu’un qu’on ne connaît pas. C’est donc la forme appropriée dans tous les commerces, hôtels, administrations, etc. Les publicités sont toujours à la forme « Vous ».
Les seules personnes que l’on peut tutoyer tout de suite sont les enfants (jusque vers 10 ans) et les animaux!
Il est donc recommandé à un étranger de vouvoyer systématiquement toute nouvelle personne, pour éviter les erreurs diplomatiques
Lorsqu’on vouvoie quelqu’un, on utilise soit «monsieur », « madame », soit le prénom. Cette forme («Lise, vous venez?») est très courante chez les Français: entre collègues, entre connaissances, en famille (avec la nouvelle petite amie du fils, par exemple).

Le tutoiement est beaucoup plus courant dans les jeunes générations: si deux personnes de 20 ans se rencontrent chez des amis, elles vont se tutoyer tout de suite; si deux personnes de 70 ans sont dans la même situation, elles vont certainement se vouvoyer.

• Les Français formulent couramment le passage au tutoiement: «On peut se tutoyer?». Cela se fait en général naturellement, plus ou moins vite selon les caractères et les âges. C’est la femme ou la personne la plus âgée qui propose. Une fois qu’on est passé au tutoiement, on ne peut plus revenir en arrière. Le passage au tutoiement signifie que la relation se développe.
Par exemple: deux voisins se parlent souvent dans l’ascenseur, ils se vouvoient et s’appellent «madame, monsieur»; puis ils prennent un café ensemble chez l’un des deux: «Vous pouvez m’appeler Mathilde!»; enfin, ils deviennent amis et se voient plus souvent. C’est alors qu’ils se tutoieront probablement.

Source : Claire Miquel, Communication Progressive du Français, CLE

Un exercice écrit
Une petite dictée

Français québécois

Quebec French

Differences in vocabulary:

Au Québec, on dit….  

l’arrêt

une broue

des bébelles

un bécyque

des bidoux / du foin

un bluet

une calotte

une caisse populaire

un char

une canneberge

le déjeuner

un dépanneur

le dîner

la fin de semaine

un frigidaire

une lampe de poche

un minou

une patente

une piastre

un pitou

le souper

une vue

En France, on dit… 

le stop

une bière

des jouets

une bicyclette

de l’argent

une myrtille

une casquette

une banque

une automobile

une airelle

le petit déjeuner

un petit magasin

le déjeuner

le week-end

un réfrigérateur

une lampe-torche

un chat

une chose

un dollar

un chien

le dîner

un film

  Au Québec, on dit….  

asteure

bienvenu

c’est pas varjeux

il mouille

pantoute

présentement

tiguidou

tu es fin

 

achaler / gosser

avoir les yeux dans la graisse de binnes

brailler

chauffer

débarquer (d’un char)

embarquer (dans un char)

faire dur

faire ses commissions ou son épicerie

magasiner

minoucher

En France, on dit… 

à cette heure

de rien

c’est pas terrible

il pleut

pas du tout

maintenant

c’est d’accord

tu es gentil

 

déranger quelqu’un

avoir l’air fatigué

pleurer

conduire un véhicule

descendre (d’une voiture)

monter (dans une voiture)

avoir mauvaise mine

faire ses emplettes

se promener dans les magasins

caresser

 

 

Differences in pronunciation:

1. An affrication of the consonants “t” and “d” before the vowels “u” and
“i.” For example, “tu es parti” is pronounced “tsu es partsi.”

2. There is a reduction of the pronoun “il” to”y”: Y’est malade, Y’a pas
le temps; as well as a reduction of “elle” to “a” (“elle a” becomes “aa”):
Aa pas le temps, aa mal au dos.

3. “Chu” is a contraction for”je suis”: Chu fatigué, chu en retard.

4. A “t” sound still exists in the expressions: “il fait frette” (froid),
“mon litte” (lit), “viens icitte” (ici). And the old pronunciation for the
“oi” sound is still used: “moi” and “Québécois” are pronounced
“moé” and “Québécoés.”

5. “Tu” is often added after questions: Il en veut-tu ? Tu m’écoutes-tu? Je l’ai-tu ?

6. Many people end their statements with: T’sais ? (a reduction of: tu sais)

Franglais used in Quebec:

Bummer, spinner, slaquer, puncher, backer, rusher, spotter, tripper, checker,
avoir un good time, être cheap, être opène, faire son show.


Parler texto

Les textos : le nouveau langage du pouce


c Un écran de quelques centimètres carrés, 160 caractères maximum, et beaucoup d’inventivité.
Il n’en faut pas plus aux accros des messages écrits pour tenir de longues conversations sur leur téléphone portable. 

Un milliard de SMS sont envoyés chaque jour sur la planète, SMS pour ‘Short Message Service’, et les Français ne sont pas en reste.
Cinq milliards de textos, c’est le nom commercial, échangés au cours de l’année dernière.
Un véritable langage du pouce, du nom de la chronique de Christian Joly dans le quotidien Vingt minutes. Explication de texto :
” Pour comprendre le message, il faut le lire à haute voix. Donc, euh…souvent on mêle les chiffres et les lettres tout bêtement. Donc, le chiffre 1 permet d’ utiliser l’article indéfini.
Donc, ‘à un de ces quatre’, par exemple, est très courant, et ça s’écrit ‘a 1 2 c et 4′ et donc, en cinq signes, vous faites une vraie économie.
Euh, ‘énervé’, ‘nrv’, en toute logique, ‘c’était bien’, ‘ctbi1′, et après il y a ‘mort de rire’, ‘mdr’. “

Lucie est une lycéenne parisienne de 15 ans. Elle porte un appareil dentaire en métal qui lui mange le visage.
Allez savoir pourquoi, elle est beaucoup plus à l’aise lorsqu’il s’agit de tenir des conversations par SMS :

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Des chiens et des chats

its-raining-cats-and-dogs-its-raining-cats-and-dogsImagine the scene. Way back in times gone by, someone, somewhere in the English-speaking world looked out of the window when it was raining and spontaneously declared, “Lo! It’s raining cats and dogs!” Sounds unlikely doesn’t it? And yet, there must be an explanation for how this bizarre expression entered the English language and why it has endured. But, what is especially interesting, given the current trend to mould Europe into a single entity, is how other European languages, not so far away from the UK at least geographically, describe the same meteorological event. In France, it apparently rains ropes; in Italy, basins; in Germany, buckets. It only takes a simple, everyday expression like this to demonstrate Europe’s incredible depth and its ability to confuse. Incidentally, the English expression has its origins in northern mythology where cats signified rain and dogs, great gusts of wind. Vive la difference!

Imaginez la scène. Quelque part dans le monde anglophone, quelqu’un regarde à la fenêtre tandis qu’il pleut et déclare spontanément : « Voyez, il pleut des chats et des chiens ! »

Cela a l’air invraisemblable n’est-ce pas ? Et pourtant il doit y avoir un moyen d’expliquer comment cette expression est entrée dans la langue anglaise et pourquoi elle a perduré. Mais, étant donné la tendance actuelle à façonner l’Europe en une seule entité, il est particulièrement intéressant de voir comment les autres langues européennes, du moins celles relativement proches de la Grande-Bretagne, décrivent le même phénomène météorologique. Apparemment, en France, il pleut des cordes ; en Italie, des cuvettes et en Allemagne, des seaux. Il suffit de prendre une expression simple employée quotidiennement, comme celle-ci, pour démontrer l’incroyable profondeur de l’Europe et sa capacité à s’emmêler. Accessoirement, l’expression anglaise tire son origine de la mythologie des pays du nord où les chats symbolisaient la pluie tandis que les chiens de grosses rafales de vent. Vive la différence !

Par Morag Young – Paris
Traduction : ariella baltié.

Au syndicat d’initiative

synd.jpgCe touriste rend visite au syndicat d’initiative de la ville.

- Bonjour, madame, pourriez-vous me donner quelques renseignements s’il vous plaît ?
- Mais naturellement, nous sommes là pour ça. Et comment puis-je vous être utile?
- C’est que je suis en ville ici pour une dizaine de jours… et j’aimerais bien quelques brochures sur la région.
- Si vous regardez sur les rayons vous trouverez ce que vous voulez , je pense… Lire la suite

Les sigles

Le TGV, L’ONU , Les USA sont des sigles, c’est à dire des lettres initiales formant un mot servant d’abréviation.Si le mot peut se prononcer, comme par exemple Unesco, on dit que c’est un acronyme.Dans les autres cas, on l’épelle, par exemple

  • RATP, ère-a-té-pé,
  • ou SNCF ou S.N.C.F., èce-ène-cé-èfe,

Remarquez que dans le dernier cas, on peut écrire l’abréviation avec des points après les lettres, ce qu’on ne fera pas dans le premier cas.Mais dans l’usage courant, la tendance est à la suppression des points pour tous les sigles.Certains sigles courants entraînent la formation de dérivés, par exemple : cégétiste (membre de la CGT), èrèmiste (bénéficiaire du RMI), un énarque (un ancien étudiant de l’ENA (école Nationale d’Administration).Certains sigles sont aussi écrits tels qu’on les prononce, devenant ainsi des noms communs (et s’accordent donc en genre et en nombre), par exemple : une bédé, des bédés, un cédérom, des cédéroms, un pédégé, une pédégée.Les sigles sont invariables en français et ne prennent pas la marque du pluriel (contrairement à l’usage anglo-saxon), par exemple : des BD, des CD, des HLM, des CRS.Ils font maintenant partie de la langue quotidienne.

•Si vous vous sentez compétent, vous pouvez vous tester sur le site de L’Internaute