Entre Nous

25 septembre, 2008

Neil McGill nous parle de son métier

Filed under: ATELIER — db @ 12:05
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J’ai le plaisir de placer ici l’excellent devoir d’un excellent étudiant. 

Comme vous savez, du moins je pense que vous savez, je suis médecin. Pour être exact, je suis rhumatologue et donc pour la plupart du temps, j’aide des gens qui souffrent de rhumatismes.

Selon le type d’arthrite, l’âge de la malade et la vitesse du traitement, la malade aurait peur. C’est naturel et compréhensible.  J’essaie de l’aider en expliquant l’histoire naturelle de la maladie, les traitements disponibles, la probabilité de guérir, ou plus souvent et d’une façon réaliste, la probabilité d’enrayer.

C’est une situation difficile pour la malade, mais pour moi c’est le moment où il faut me montrer à la hauteur. J’essaie d’utiliser des explications claires pour bien lui faire  comprendre les possibilités. Si la malade suit mes conseils et prend une approche sensée, je suis content. Si non, j’essaie encore et d’habitude je finis par réussir.

Récemment, je me trouvais face à une situation beaucoup plus difficile pour moi et j’en suis venu à comprendre les qualités admirables de ceux qui s’occupent des gens qui n’ont plus la capacité de penser bien.

Je vais vous dire l’histoire mais, évidemment je changerai les détails pour respecter l’anonymat de mon malade.

Jusqu’à cette maladie il travaillait comme infirmier dans un hôpital. Il habitait toute seule et, bien qu’il ait quelques problèmes, il se débrouillait. Quand il est tombé malade, il a pris des mauvaises décisions. Par exemple, il a quitté la salle des urgences à l’hôpital contre l’avis médical et il n’a plus pris ses médicaments. 48 heures plus tard, sa famille l’a ramené à l’hôpital. À ce moment-là il était dans un état grave. Heureusement, il s’est rétabli, du moins son corps a récupéré. Pendant la semaine suivante, il est devenu clair que son cerveau ne fonctionnait pas bien. Après avoir obtenu plus d’informations, il me semblait qu’il ne fonctionnait pas aussi bien qu’on a pensé, même avant cette maladie récente.

Pendant que j’essayais d’aider mon malade, sa famille et les infirmières qui s’occupaient de lui, je me suis rendu compte que je n’étais pas assez compétent pour bien gérer la situation.

Puis j’ai demandé l’ aide et  l’ assistance à mes collègues. La psychiatre et le médecin de réadaptation ont montré beaucoup de capacités. Avec leur assistance mon malade a pu entrer dans un hôpital de réadaptation. Pour lui, l’avenir n’a pas l’air trop bien mais je ne doute pas qu’il sera mieux avec au moins l’assistance des spécialistes qui s’occupent de ceux qui souffrent des maladies psychologiques et neurologiques. 

Qu’importe la situation dans la vie il faut se souvenir de demander de l’aide quand on en a besoin. C’est aussi important pour le médecin que la malade.

 

 

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