Entre Nous

30 juin, 2009

Patrick Dowling : l’auto-stop

Filed under: ATELIER — db @ 3:00
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Un ancien texte de Patrick, étudiant continuel de 89 ans, gentleman anglais irlandais de naissance  australien d’adoption francophile de sensibilité, raconteur extraordinaire, accro de théatre, activiste chez Amnesty International, déclameur shakespearien,  amateur de rouge, évocateur d’une enfance aux Indes, de la Seconde Guerre Mondiale dans la RAF du Paris d’avant et d’après guerre, homme de goût sachant apprécier la langoureuse voix de Juliette Gréco (« Deshabillez-moi… mais pas tout de suite » ) que le la-la-la- lère d’un Homme et une Femme, pianiste de talent « Allez venez Milord », bout en train, l’optimisme incarné sans complexe : il y a si peu, il travaillait encore sur le ne explétif et le subjonctif, et les mystères du système Mac OX 10.5 sur son laptop dernier cri,  il plannifiait aussi son prochain voyage à Paris, au mois d’Août, une fois remis de son hospitalisation dû à un petit empêchement hivernal, toujours aimable jamais un mot en trop, une jeunesse jamais entamée par les années, amicalement manquant (ce maudit verbe dont l’utilisation lui donnait tant de mal) … tu nous manques et nous manqueras. 

 

Patrick : un vrai raconteur…

Une histoire qui donne la chair de poule.

J’ai essayé de faire de l’auto-stop

Quand j’etais jeune, j’avais une petite maison avec ma femme dans le nord de l’Angleterre dans les vallées de Yorkshire. Je travaillais alors à Glasgow, en Écosse. Je restais chez moi les week-ends mais pendant la semaine je résidais à Glasgow. D’habitude je voyageais par train et autobus mais en cette occasion, j’avais décidé d’essayer l’auto-stop.

Dans la campagne du Yorkshire sont des landes très ouvertes. C’est une région très isolée et abandonnée dans la nuit, mais dans la journée, c’est plutôt bon.

Au début, tout allait bien. J’avais un long passage, et quelques courtes promenades. Mais ensuite j’ai marché pendant deux heures et il n’y avait pas une seule voiture. Pas une seule! Et la nuit approchait et je ne pouvais pas voir un village, un pub, rien. Pas une seule maison.

La soirée est devenue un peu froide et j’ai commencé à avoir une sensation de malaise. Je me suis souvenu des histoires que j’avais entendues: des fantômes qui vivaient dans les marais et les tourbières. J’ai commencé à devenir un peu nerveux.

Mais j’ai vu, dans la distance au bas de la montée, les deux phares d’une voiture qui approchait lentement. Ils devenaient de plus en plus clairs, mais très, très lentement. Ce qui me semblait un peu bizarre mais je me suis assis sur le côté de la route et attendait.

Le véhicule se rapprochait de plus en plus, lentement et régulièrement. Quand il est venu près de moi j’ai appelé. Mais personne n’a répondu. Eh bien, il commençait à faire sombre et je n’avais nulle part où aller. Alors j’ai juste attrapé la poignée de la porte, j’ai ouvert la portière et j’ai sauté le siège passager arrière.

Mais ensuite j’ai gelé et perdu mon mon sang froid… Je me suis rendu compte qu’il n’y avait personne au volant. Il n’y a aucune personne, à l’intérieur de la voiture. Personne! Mes cheveux ont commencé à se hérisser sur ma tête. C’etait impossible mais la voiture a continué de se déplacer tout seul. Il n’y avaitt pas de bruit, c’ était calme comme une tombe. Tout etait silencieux sauf que je pouvais entendre la respiration lourde. Puis une voix grave et sinistre a dit –
“Nah then lad, if tha’ needs tae ride, tha’d best come round t’back and push like the rest on us!”

3 commentaires »

  1. Je connais cette région désolée.
    C’est bien raconté, même si je n’ai pas compris les derniers mots. Du dialecte local?
    Merci de Lima, Perou

    Commentaire par A.K. — 5 août, 2008 @ 5:32 | Répondre

  2. Tu a raison – c’est le dialecte local. Il a dit
    « Si vous voulez profiter de la voiture, tout d’abord vous devez venir derrière et poussez comme le reste d’entre nous! »

    Commentaire par Patrick Dowling — 19 août, 2008 @ 6:12 | Répondre

  3. Merci pour la traduction.

    Commentaire par db — 24 août, 2008 @ 4:52 | Répondre


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