Entre Nous

24 mars, 2010

Polly McCallum : Un Aller Simple de Didier Van Cauwelaert

Filed under: ATELIER,LITTÉRATURE — db @ 11:50
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Un Aller Simple : Didier Van Cauwelaert

Malgré son nom à consonance flamande, l’auteur, D. Van Cauwelaert, est né à Nice en 1960 et il est français. Il a commencé à écrire des romans à l’âge de 8 ans et l’année suivante Gallimard a publié son manuscrit (un polar). On lui a décerné le Prix Goncourt pour “Un Aller Simple” en 1994.

Cette histoire est triste, drole et ironique mais, parce que l’histoire se déroule par ordre chronologique, on peut la lire facilement. Le ton est établi avec la première phrase du livre: “J’ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur.” Pendant son enfance cet orphelin pensait qu’il a été trouvé à l’arrière d’une voiture volé et il est arrivé à l’âge de 18 ans avant il a appris que ses parents ont éte tués dans un accident quand leur voiture et une autre se sont percutées. Les Tsiganes qui l’ont sauvé aussi l’ont adopté et la nouvelle famille lui a donné le nom, Aziz, qui était basé sur la voiture dont il a été secouru, une Ami 6.

Il passait son enfance dans un monde peuplé de vagues chimères mais les années plus heureuses pour lui, étaient celles qu’il passait à l’école avec un maitre, M. Giraudy, et c’était M. Giraudy qui lui a donné un atlas qui est devenu la source de sa vie imaginaire.* Quand il a quitté l’école il a gagné sa vie en volant des autoradios. Il a obtenu des faux papiers d’identité et parce que son nom Aziz avait une consonnance arabe il était établi comme immigré Marocain, bien qu’il ne puisse pas parler la langue arabe. C’était ironique qu’il était accusé finalement d’un vol qu’il n’a pas fait et que c’était la cause de son arrestation et le commencement d’une situation bizarre.

Au lieu d’emprisonnement le gouvernement a décidé de le renvoyer au pays d’origine, Maroc, et on le remet à la garde d’un attaché humanitaire.
L’attaché, Jean-Pierre Schneider était, lui même, un homme qui n’avait pas toujours les pieds sur terre. Il s’est brouillé avec sa famille et pour comble il avait une femme adultère. Pendant le voyage il est devenu un ami aussitôt commencée la garde d’Aziz et Aziz lui a raconté l’histoire de sa vie y compris celle de la vallée des hommes gris en Irghiz. Ce n’était pas vrai mais c’était si interessant que l’attaché a commencé à prendre des notes concernant la vie d’Aziz.

Leur voyage a travers le désert était organisé par Valerie, une dame cynique et fataliste. C’était pendant qu’ils voyageaient à travers le désert qu’Aziz a décidé d’avouer à l’attaché que l’histoire était un mensonge. A son surprise l’attaché a dit que c’est necessaire de continuer avec l’histoire pour compléter le rapport qu’il doit donner à ses supérieurs. Il y avait une autre raison aussi: il voulait utiliser l’histoire d’Aziz pour écrire un livre quand il retournera à Paris. Ce serait le livre qu’il ne pouvait pas écrire quand il a laissé sa famille il y a longtemps pour devenir écrivain. Ce serait sa dernière chance de devenir célèbre comme écrivain.

Malheureusement l’attaché est tombé malade et il est mort. Encore une fois, Aziz doit retourner à Paris pour ramener le cadavre.
A la fin de l’histoire Aziz est dans la chambre de Jean-Pierre, la chambre où Jean-Pierre a essayé d’écrire une histoire d’importance quand il était très jeune. Maintenant c’est Aziz qui a trouvé sa vraie vocation quand il écrit “Un Aller Simple” pour l’attaché, utilisant les notes de l’attaché et l’imagination d’Aziz.

* * *

*Ici est peut être une connection avec la vie de l’auteur qui a utillisé son imagination d’écrire des histoires quand il a 8 ans.

A vendredi – Polly.

NOTES:

J’avais lu ce livre il y a quelques années. Sans rien savoir de l’auteur ou du livre. Tout à fait par hasard. Une vraie surprise. Une bonne surprise.

Ce roman accroche dès les premières lignes. L’ambiance, l’humour, le pathos  de l’histoire de ce gamin,ni français ni gitan ni arabe, en quête de repères familiaux, culturels et  tout simplement d’espace vous prend au coeur. Aziz est un étranger perpétuel, au regard naïf, candide un peu lunaire,  un Petit Prince peuplant son vide affectif  d’humains bons et généreux.
Didier van Cauwelaert a reçu pour ce roman le prix Goncourt en 1994.

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