Entre Nous

18 mars, 2016

Programme vacances travail

Filed under: AUSTRALIE,COMPRÉHENSION ÉCRITE — db @ 3:37

 

L’Australie veut rester une destination de prédilection pour les jeunes étrangers en visa vacances travail, une main d’oeuvre tellement vitale pour son secteur agricole qu’elle a poussé le gouvernement à revenir sur une nouvelle taxe prévue pour ces travailleurs.

Chaque année, près de 150.000 jeunes, de 18 à 30 ans, séjournent en Australie dans le cadre d’un visa vacances-travail. On les appelle backpackers en anglais (de backpack, sac à dos) ou PVTistes en français (Programme vacances travail).media_xll_8495888

 Deux backpackeuses en Australie. © thinkstock.

 

 

 

 

 

Multiples raisons
Certains viennent le temps d’une année sabbatique, parfois après leurs études, d’autres pour perfectionner leur anglais ou encore pour fuir la crise économique dans leur pays.

Ils viennent d’une vingtaine de pays, dont la Grande-Bretagne, le Canada, le Japon, Taïwan etc. En 2015, l’Australie a attiré près de 23.500 jeunes Français.

Vacances-travail
Le visa leur permet de rester un an sur l’île continent, en alternant vacances et travail. Il peut être reconduit une fois sous certaines conditions, comme celle d’aller travailler dans les fermes. Environ 40.000 PVTistes sont employés dans le secteur agricole chaque année. Beaucoup font le tour de l’Australie, au gré des récoltes.

Main d’oeuvre « indispensable »
Les agriculteurs comptent sur cette main d’oeuvre flexible et peu chère devenue « indispensable », selon la fédération australienne des agriculteurs (National Farmers’ Federation, NFF). Ces travailleurs permettent de combler de « graves manques de main d’oeuvre », notamment au moment des récoltes.

Nouvelle taxe
Quand le gouvernement a annoncé qu’une nouvelle taxe serait imposée aux PVTistes, les agriculteurs sont montés au créneau. Une pétition de la NFF lancée début février a recueilli près de 30.000 signatures. La mobilisation a été couronnée de succès puisque mercredi, le gouvernement a annoncé une « révision » de cette taxe.

Fuite des PVTistes
Les backpackers gagnent en moyenne 15.000 dollars (9.725 euros) pendant leur séjour, selon la NFF. Leurs revenus sont actuellement taxés à partir de 18.200 dollars australiens (12.250 euros), à 19%, mais à partir du 1er juillet, leurs revenus devaient être imposés à 32,5% dès le premier dollar. Les agriculteurs craignaient que cette taxe fasse fuir les PVTistes vers d’autres destinations, comme le Canada ou la Nouvelle-Zélande.

Cette taxe « nécessite davantage de discussions pour s’assurer que l’Australie ne perde pas sa part de marché dans les visites de backpackers », a expliqué le ministre du Tourisme, Richard Colbeck.

Ces jeunes travailleurs étrangers « sont vitaux pour deux de nos secteurs de croissance de la prochaine décennie, l’agriculture et le tourisme », a-t-il souligné. L’objectif de l’Australie est de « rester une destination de prédilection » pour les PVTistes.

Une nouvelle taxe devra être définie. M. Colbeck a prévenu que les jeunes travailleurs étrangers ne bénéficieraient pas d’un « avantage fiscal » et que les nouvelles mesures devraient être « neutres pour le budget » fédéral.

Le président de la NFF, Brent Finlay, reste vigilant, mais a salué l’annonce du gouvernement. La taxe aurait « entravé la productivité agricole, à un moment où nous devrions nous développer pour répondre à la croissance importante de nos marchés internationaux », a-t-il expliqué.

Chute des prix
Après avoir pleinement profité du boom minier, l’Australie est confrontée à la chute des prix des matières premières, dont le fer et le charbon, et cherche à développer des relais de croissance. L’agriculture en fait partie. Les produits australiens, aussi bien les fruits que le lait ou la viande, connaissent un succès grandissant en Asie.

Le tourisme en développement
Le tourisme est un autre secteur appelé à se développer. Or les PVTistes dépensent en Australie une bonne partie de ce qu’ils gagnent, en particulier pour visiter le pays. Des opposants à la taxe s’étaient également inquiétés pour l’activité économique dans les zones reculées du pays, où ces jeunes travailleurs vivent le temps de leur emploi saisonnier. Une baisse du nombre de backpackers serait autant d’argent en moins pour les hôtels de cette Australie rurale.

Source  : 7sur7

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :